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Le Donjon :
Tour de défense d’Anthisnes
des XIIe et XIIIe siècles
En bordure de route, l'imposant ensemble architectural s'articule autour du donjon. La date de sa construction reste controversée. Pour certains historiens, Thomas-Corbéal d'Antine en fut le bâtisseur à la fin du XIIIe siècle. Pour d'autres, il fut élevé fin du XIIe, début du XIIIe siècle.
De plan carré, haut de cinq étages, aux murs de moellons calcaires irréguliers, épais de plus de deux mètres, la tour de défense d'Anthisnes n'a quasiment jamais été modifiée au cours des siècles. Lors de son édification, la toiture à deux pans était en pierre. On en voit encore des traces tant à l'intérieur que sur les façades Nord et Sud. Après sa prise qu’il subit par Jean de Bohême en 1334, le donjon fut exhaussé par des créneaux sous un toit à quatre pans.
La toiture actuelle d'architecture Louis XIII date de 1757; les poutres gravées de la charpente en attestent.
Le rez-de-chaussée, jadis aveugle, est couvert d'une voûte en berceau et desservi par une porte, datant du XVIIe ou du XVIIIe siècle, ou peut-être aménagée avec des éléments de récupération de cette époque.
Pour accéder au premier étage, nous prenons l'escalier secret inséré dans l'épaisseur du mur Nord. L' accès primitif du donjon s'ouvrait au premier étage. Cette porte cintrée par laquelle on entrait dans la forteresse à l'aide d'une échelle, est encore visible de la cour. Les quatre étages supérieurs étaient éclairés parcimonieusement par de petites baies, dont quelques-unes sont aujourd'hui murées. On peut encore voir, à côté des créneaux et des meurtrières, les sièges en maçonnerie qui servaient aux guetteurs.
Des souterrains s'ouvraient sous le donjon en direction de la ferme seigneuriale et vers des avant-postes disparus au lieu dit «Entre les murs».

