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Villers-aux-Tours : Le Château
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Nous devons la construction du château à Godefroid de Rahier et à son épouse Anne-Marie Philippe d'Argenteau, dès l'année de leur mariage en 1682. Cette belle construction est élevée dans un creux de pâturages au Nord du village pour remplacer l'ancienne demeure féodale détruite sept ans plus tôt. Le bâtiment est un double corps de deux niveaux et neuf travées sur un soubassement biseauté de moyen appareil calcaire, flanqué d'une tour d'angle au Nord. La façade Sud en briques et calcaire est précédée d'un escalier en U. Les départs de chaque volée sont surmontés de pommeaux sculptés en forme de têtes de soldats assyriens. Les hautes caves sont éclairées par des baies au linteau bombé et accessibles par une porte à linteau échancré à clé. A droite, une seconde entrée est surmontée d'une niche ornée de motifs floraux et portant l'inscription: «AVTANS QUE NOVS SOMME/DE PECHEVRS PRIEZ TOVS/LA MERE DU SAV VEVR-1688».
Le bel étage est accessible par un portail rectangulaire. La porte cintrée flanquée de pilastres toscans est surmontée d'un panneau aux armes d'alliances Rahier-Argenteau. Entre les deux niveaux, les barres métalliques empêchant l'écartement des murs forment la date de 1682.
Les pignons et la façade arrière sont en maçonnerie de moellons de grès et de calcaire. Certaines des baies éclairant les pignons sont aujourd'hui bouchées. A l'angle Nord, la tour de section carrée en calcaire s'élève sur deux niveaux et demi sur une seule travée avec à l'Ouest des ouvertures de tir. Une élégante toiture avec une courte flèche à huit pans surmontée d'une girouette termine l'ensemble. Entre le château et la ferme, un pont en pierre à trois arches enjambe une pièce d'eau, souvenir d'anciennes douves, et est précédé de piliers carrés creusés de meurtrières.
Etendue face au château, l'exploitation agricole en U regroupe autour d'une cour carrée des volumes assez bas érigés à différentes époques en moellons de calcaire. Un portail percé dans l'aile Sud à la fin XVIIIe siècle, début du XIXe siècle, permet l'entrée. Au-dessus de la clé, une petite pierre calcaire est frappée aux armes des de Rahier. A l' Ouest, les étables sous fenil remaniées au début du XIXè constituent la partie la plus ancienne. Le haut soubassement biseauté en façade arrière est encore percée d'ouvertures de tir du XVIIe siècle.









