Xhos : la chapelle romane

La chapelle romane de Xhos  La chapelle romane de Xhos  La chapelle romane de Xhos

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Sous l’Ancien Régime, Xhos faisait partie de la Principauté de Liège et relevait du ban d'Ouffet. Lorsque Notger, Prince-Evêque de Liège, fonda la Collégiale Sainte-Croix, il la dota de revenus divers, dont ceux provenant de l'Eglise d'Ellemelle, et des quatre chapelles qui en dépendaient, dont plus que vraisemblablement celle de Xhos. Nous sommes à la fin du premier millénaire. A la fin du XVIIIe siècle, le village comptait deux châteaux, celui de l'Avoué et celui de l'Abbaye, trois moulins et vingt-cinq bâtiments.

Petit hameau situé dans un fond, il est composé d'habitations dispersées, essentiellement des XIXe et XXe siècles où dominent les moellons de calcaire et de grès. Les deux châteaux sont implantés à l'écart du village.

Blottie dans les arbres, la chapelle romane du XVIIe siècle présente  une tour occidentale fermée à la base, carrée et se rattachant à la catégorie des tours de défense romanes. Restaurée en 1900 par l'architecte L. Marbaux, cette tour précède une nef et donne sur un choeur. Dans le croisillon Sud se trouve un autel avec un tableau du XVIe siècle et, sous cette oeuvre,`douze statuettes des apôtres sortant d'un atelier. On retiendra encore le retable de l'autel principal, oeuvre du peintre liégeois Dreppe en 1768, et quelques orfèvreries datant du XVIe siècle jusqu’au  XVIIIe siècle. Nous retrouvons à Xhos, comme au sein de la très belle église de Saint-Séverin, le «psamite condruzien », communément appelé «pierre d'avoine», qui voisine, avec des éléments sculptés en calcaire, dans une construction aux teintes rousses.